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ATTENTION AU CHANTAGE A LA WEBCAM : ARNAQUE TOTALE !

CHANTAGE A LA WEBCAM

Situation

Un abonné vous contacte car il a reçu un mail d’un contact inconnu du type :

« J’ai installé un logiciel sur un site porno et tu l’as visité pour t’amuser (tu vois ce que je veux dire). Pendant que tu étais occupé ton navigateur Internet a été piraté et j’ai eu accès à ton écran et à ta webcam. La première option est d’ignorer cet e-mail. Tu devrais savoir que si c’est le cas, j’enverrai la vidéo que j’ai enregistrée à tous tes contacts, ta famille et les collègues inclus.

Si tu souhaites éviter cette diffusion, envoies moi la somme de X  en bitcoins  »

Que conseiller à l’abonné ?

1- Tout d’abord, le rassurer : Ce type d’escroquerie est de plus en plus fréquent. L’arnaque à la webcam touche chaque année des milliers de victimes.

Et notamment, depuis plusieurs semaines, une campagne de diffusion massive de mails indiquant la récupération de vidéos suite au piratage de l’ordinateur des victimes et exigeant un paiement en bitcoin pour ne pas diffuser les vidéos récupérées a été constaté (cf. internet-signalement.gouv.fr).

2-  L’inviter à ne pas payer – à ne pas céder au chantage

3- Lui conseiller de verrouiller immédiatement ses comptes sociaux (Facebook…) de manière à  ce que le malfaiteur n’associe pas son nom à une liste d’amis / de contacts.

Changer régulièrement les mots de passe, et opter pour des versions de plus de dix caractères, uniques à chaque site web.

4- Alertez les autorités via la plateforme du Ministère de l’Intérieur : internet-signalement.gouv.fr

5- Déposer plainte auprès des services de police / gendarmerie

Quelles sanctions encourt l’auteur ?   Cet agissement peut revêtir plusieurs qualifications :

Escroquerie (art 313-1 code pénal)

Chantage (Article 312-10 code pénal) + 312-11 code pénal

Extorsion (Article 312-1 code pénal)

La qualification pénale des faits relève généralement du Ministère public (Procureur de la République).

Cas n°1 : la victime de cède pas

Malgré la menace, la victime ne cède pas, elle refuse de donner de l’argent au maître-chanteur. Dans ce cas, ce dernier peut être poursuivi pour tentative de chantage et donc, atteinte à la vie privée. Il encourt 5 ans et 75.000 euros d’amende (art 312-10 et 312-12 code pénal)

Cas n°2 : la victime cède

La victime cède, le chantage est donc avéré car le maître-chanteur est allé au bout de sa manœuvre illégale ; il encourt 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende (art 312-10 code pénal).

Cas n°3 : l’escroc divulgue les images compromettantes

Si l’auteur met sa menace à exécution, il risque 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende (art 312-11 code pénal).

Sites utiles pour avoir toutes les infos :

https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Actualites.action;jsessionid=80F48AA887AAA290D1FE7F4C6D87FFF6.route1

https://www.cnil.fr/fr/reagir-en-cas-de-chantage-la-webcam

https://www.village-justice.com/articles/Chantage-webcam-que-dit-loi-comment-proteger,22536.html

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9 août 2017